Présentation
Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan signent un irrésistible «road trip », fusion des délires d’un cabaret cartoonesque et d’une épopée fantastique.
Un pur moment de folie, à mourir de rire !
Cie Cabaret de carton.
Molière du Théâtre Public en 2022, ce spectacle n’en finit pas de faire un carton !
« Cartoonesque et délirant, ce spectacle, par son économie de moyens et son imagination débridée, a des vertus consolatrices dans une époque hypertechnologique et consumériste. On rit de ces gamineries pimentées d’absurdité et de burlesque mais qui n’oublient pas de glisser, ici ou là, des allusions à la folie de notre monde […]. On est séduit pas la virtuosité de ces comédiens. »
Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, après 14 ans de complicité, lancent un duo. Un spectacle de rue pour atteindre des publics plus larges, plus divers. Clowns sans en être, s’inspirant davantage du slapstick anglo-saxon, ils imaginent une histoire s’ouvrant sur d’infinis possibles grâce au matériau phare de ce duo : le carton.
Un imposant acteur shakespearien raconte, dans un anglais que nul ne peut comprendre – même un habitant de Stratford-upon-Avon en 1564 – ce grand comédien raconte donc l’incroyable épopée à travers l’Europe et les siècles d’un homme – son ancêtre peut-être – d’un homme donc, qui, au bord d’un fjord au fin fond des îles Féroé, en une année inconnue et sans doute oubliée depuis longtemps, au bord d’un fjord donc reçut la malédiction d’une sirène qu’il avait pêchée par mégarde dans les eaux gelées quoique salées sous les pourtant magnificences auspices d’une aurore boréale joliment grêlée, à ce moment précis, par un convoi tardif de grues en route vers l’Afrique.
Voilà pour la genèse de l’histoire. L’homme traverse ensuite terres et mers, enchaine périples sur périples et finit roi peut-être, mais plus probablement mendiant, et sans nul doute écartelé ou battu sur une roue dans quelque contrée sauvage, ou confiseur dans un pays de toute façon trop chaud, à moins que ce ne soit d’une mort douce mais décevante, de retour au logis familial, un beau soir de printemps rempli de mouches et taons, accueilli par sa vieille mère presque plus vaillante que lui, et n’ayant pas eu vraiment le temps, de s’interroger sur le sens de la vie.
L’acteur, dont la dimension ne peut être contestée, est accompagné par un factotum, régisseur ou acteur de complément, dont la compétence peut certainement être discutée et qui est aussi malingre que l’autre est généreux et qui s’échinera, à moitié nu, le pauvre, et pendant plus d’une heure de temps, à l’aide d’affichettes en carton maladroitement barbouillées et autres boites, en carton toujours, plus ou moins correctement découpées, s’échinera donc à nous faire comprendre le sens de ce voyage que d’aucuns disent initiatique mais dont la symbolique a été engloutie par les générations si bien qu’il ne reste de cette longue errance autour du globe que le sentiment d’une course bien vaine en quête d’un bonheur qu’on savait d’avance hors de portée de ce bonhomme par trop replet.
A partir de 10 ans















